Article invité : Typhanie Moiny, autrice

Bonjour Typhanie, et merci d’avoir accepté de répondre à ce petit questionnaire imaginé pour apporter des réponses aux plumes qui, comme toi il y a encore peu, cherchent à vivre pleinement leur expérience de l’écriture !

1°) Peux-tu te présenter en trois phrases ?
– J’étais une enfant sensible qui cherchait constamment sa place et à prouver sa valeur.
– J’étais une ado très sage, enfermée dans son monde, réfugiée dans les livres, les textes et les notes de musique, qui rêvait de grandeur et de reconnaissance.
– Je suis une auteure toujours aussi sensible, qui a gardé une grande part de l’enfant blessée à ses côtés, mais qui donne du sens et une certaine réalité à ses rêves d’ado !

2°) De quelle manière le monde des mots et de l’écriture s’est-il révélé à toi ?
Tout a commencé par la lecture. Comme dit plus haut, j’y ai trouvé un vrai refuge. Ça a un côté assez magique de découvrir d’autres vies, d’autres mondes, d’autres cultures dans les pages. Puis, j’ai rapidement eu envie d’utiliser mes mots à moi, pour décrire mes maux, au travers de poésies, paroles de chansons et nouvelles très courtes. Et je me suis toujours répétée qu’ “un jour je serai écrivain” (carrément, pas auteur, écrivain… :p ) mais sans oser me lancer sur un vrai projet. Jusqu’au jour où je n’ai plus eu le choix, trop de choses à dire, trop d’émotions difficiles à gérer, il m’a fallu écrire pour m’en libérer. C’était il y a quelques années seulement.

3°) Quel est ton mot préféré ? Et celui qui te plaît le moins ?
Mon mot préféré serait “mélodie” pour ses hauts et ses bas, son rythme à suivre comme le temps qui passe, pour sa douceur ou son énergie, et surtout pour sa poésie. Sinon, j’adore les sonorités du mot “ratatouille” (ne me demandez pas pourquoi !). Le mot qui me plait le moins serait sans doute un verbe… abandonner.

4°) Tu as récemment été remarquée pour la qualité de l’un de tes romans, peux-tu nous dire de quelle manière tu as procédé pour arriver à ce résultat ?

Justement en fuyant le mot que j’aime le moins, peut-être, je pense à cette citation : ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait… Eh bien, dans ma tête, c’était à la fois impossible, et à la fois nécessaire. J’étais tout le temps balader entre deux états d’esprit :
– tu ne seras jamais éditée, il y a tellement d’auteurs plus talentueux que toi.
– tu seras éditée, tu le sais depuis le plus jeune âge que tu es faite pour écrire.
Après l’écriture de mon premier roman, j’ai écrit le second, bouffée par la peur d’avoir juste eu un coup de chance et de ne plus savoir écrire… Mais, je n’ai rien lâché, j’ai travaillé dur, je me suis souvent forcée. Sa sortie et les premiers retours m’ont prouvé que j’avais bien fait de persister, et comme pour le premier, j’ai décidé de lui donner toutes ses chances en l’inscrivant sur le site Librinova pour qu’il participe au Prix des étoiles. Et quelques semaines plus tard, j’ai été contacté par Andrea, agent littéraire chez Librinova pour m’annoncer que mon livre intéressait une ME… Et pas n’importe laquelle !

5°) Souhaites-tu conserver le statut d’autrice hybride que tu t’apprêtes à adopter ?
Je me pose encore la question tous les jours ! Ahah. J’ai adoré être une auteure auto-éditée, et j’adore également le soutien que m’apporte l’Archipel et Virginie, l’éditrice de la collection Instants Suspendus. Et depuis peu, j’ai un travail à temps plein que j’adore (journaliste dans un hebdo local positif et plein d’humour), et je n’ai plus la même énergie à consacrer aux livres et à la communication comme le demande l’auto-édition. J’ai du mal à m’imaginer hybride, j’ai également du mal à quitter l’AE ayant l’impression d’abandonner mon premier roman, et d’abandonner la communauté qui m’a soutenue jusqu’ici. Bref… c’est compliqué pour être honnête !

    6°) Quelle serait, selon toi, le meilleur conseil à donner à une plume encore méconnue, mais qui désire ardemment être éditée ?
    De ne pas écrire pour être édité, mais de saisir toutes les opportunités pour tenter de l’être ! S’inscrire sur les plateformes, participer aux concours, envoyer ses textes, et surtout, continuer de travailler ! Vous avez envoyé votre premier roman ? N’attendez pas les réponses pour continuer d’écrire, au contraire, il faut continuer d’avancer. Dans ma tête, je ne sais pas pourquoi, je m’étais dit que seulement mon 4ème ou 5ème roman séduirait une maison d’édition, et qu’il fallait que je travaille dur jusque là.

    7°) Quels sont tes projets pour l’année à venir ?
    Je compte (forcément) consacrer pas mal de temps aux suites de la sortie de mon roman (février 2023), et je vais tenter également la publication d’un premier roman jeunesse (on croise les doigts, sinon je continuerai de travailler 😉 ), puis écrire, encore et encore, j’avoue que je n’arrive pas à m’y mettre pour le moment, mais je sens que c’est pour bientôt (j’ai un projet à poursuivre).

    8°) Le mot de la fin :
    Merci ! À ceux qui sont là depuis le début, à ceux qui y ont cru avant moi, et à ceux qui m’ont connu en chemin. Maintenant, on va tenter de présenter mes personnages à encore plus de monde. Et bon courage à tous ceux qui comme moi ont besoin de reconnaissance, envie d’être lus, et besoin d’être compris. Accrochez-vous, ça vaut le coup !

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *