Participations au Rendez-Vous des Plumes – Juillet 2022

Bonjour à tous 😊

Un problĂšme n’arrivant jamais seul, l’Ă©tĂ© a Ă©tĂ© particuliĂšrement compliquĂ© Ă  gĂ©rer en termes d’informatique – un changement de plateforme est en cours pour la boutique – et de temps. Voici enfin la publication de participations de juillet ! Le thĂšme guide non obligatoire Ă©tait “Message” et vous avez Ă©tĂ© un petit groupe Ă  vous ĂȘtre laissĂ©s emporter par les musiques proposĂ©es….

Les textes ne sont relus qu’au moment de leur publication, et ce uniquement dans le but de vĂ©rifier qu’ils ne contreviennent pas au rĂšglement de l’atelier d’Ă©criture. Si le cas devait se produire, le texte ne serait tout simplement pas publiĂ©, sans autre recours possible de son auteur. La Petite Boutique des Auteurs n’est pas responsable des coquilles, fautes d’orthographe, syntaxiques ou grammaticales Ă©ventuellement prĂ©sentes dans les textes qui participent au Rendez-Vous des Plumes.
Merci d’en prendre note avant lecture.

Amelia

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· Texte dOona ·

Je m’y voyais Solenne

Dans un jardin de proses : des floraisons, des oraisons.
Je m’y voyais Solenne, de plus belle, d’amour et de passions dans tes bras nus. Tes si doux baisers : chrysanthĂšme, senteur marjolaine. Je m’y voyais Solenne, de plus belle, dans le passĂ© nous nous aimions.
T’empĂȘcher de partir, rejeter ton souvenir, te garder, te quitter, revenir, te choisir. Non ! Jamais je n’aurai imaginé ne plus savoir quoi dire, ne plus savoir quoi faire !
Pourquoi voudrais-tu me reprendre ? Je suis un idiot, un incapable, je vaux moins que toi, je ne mĂ©rite pas cette place Ă  cĂŽtĂ© de toi, ĂȘtre encore ce nous de nouveau.
Notre avenir s’estompe, et je suis hantĂ© par tes pensĂ©es.
Je m’y voyais Solenne, de plus belle. Mais ce jardin de proses n’était qu’un doux rĂȘve.


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· Texte de Jacques Grange ·

J’aimerais que mes mots comme les notes du piano rĂ©sonnent dans l’air que tu respires, qu’ils t’appellent et que tu reviennes auprĂšs du piano pour me jouer ta cantate prĂ©fĂ©rĂ©e que j’accompagne de baisers.
Oui, reviens dans cette maison douillette oĂč la cheminĂ©e et le chat Ă©couteront Ă  nouveau la musique qui naĂźt sous tes doigts magiques.
Tu sais la vie, c’est comme les touches du piano, il y a du blanc et du noir. Efface le noir et garde le blanc, blanc comme ta rose prĂ©fĂ©rĂ©e que tu mettras dans tes cheveux pour me faire rire ou pleurer.
Reviens ! Le piano s’ennuie. Quand je le caresse de mes doigts malhabiles, il me dit que tu lui manques. La cheminĂ©e est toute bĂȘte de ne plus te chauffer les mains et les pieds. Le chat boude.
Tu es partie pour jouer d’autres cantates. Mais tu sais bien que celle que tu joues le mieux, c’est celle que tu joues prĂšs de moi.
J’aimerais que mes mots comme les notes du piano rĂ©sonnent dans l’air que tu respires et qu’il te fasse revenir.
Si tu reviens nous referons nos duos Ă  quatre mains et deux corps que tu aimais tant.

Reviens, oui reviens simplement parce que je t’aime.



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· Texte dAnaïs Aubin ·

Cela faisait plusieurs heures que Mirabelle Ă©tait assise sur le divan, prostrĂ©e. La nouvelle lui avait fait l’effet d’un coup de massue. Comment cela avait-il pu se produire ? Avec toutes les prĂ©cautions qu’elle avait prises pour que cela n’arrive pas
 Pourtant les preuves Ă©taient bien lĂ , devant elle. PosĂ©s sur la table basse, les deux tests la narguaient. Elle prit une grande inspiration et se leva. Les preuves furent mises Ă  la poubelle en un geste dĂ©cidĂ©. Poubelle elle-mĂȘme remplacĂ©e par un sac vide. Il aimait que tout soit propre lorsqu’il rentrait. Et elle avait plutĂŽt intĂ©rĂȘt Ă  ce que ce soit le cas. Cette fois, elle ne le faisait pas pour lui.

AprĂšs un bref coup d’Ɠil Ă  la pendule, elle se dirigea vers la chambre. Il lui restait encore du temps avant qu’il ne rentre. Mirabelle ouvrit le placard et s’empara de la valise prĂ©sente sur la plus haute Ă©tagĂšre. Il lui fallait se mettre sur la pointe des pieds pour cela. S’il avait Ă©tĂ© lĂ , il se serait certainement moquĂ© d’elle. Il ne ratait pas une occasion de le faire. Qu’il y ait une raison ou non. Elle s’empara de quelques vĂȘtements – tous devenus trop grands – et les fourra rapidement Ă  l’intĂ©rieur. Le plus important Ă©tait d’avoir un peu de tout.

La prochaine Ă©tape Ă©tait la salle de bains. Un peu de fard Ă  paupiĂšre, beaucoup de fond de teint. Une nouvelle fois, il cachait les marques. Elle avait pris l’habitude et y arrivait beaucoup plus facilement, dĂ©sormais. Au dĂ©part, elle avait eu du mal. Surtout lorsque c’était mal placĂ© comme aujourd’hui. Rien en revanche n’estompait la douleur. Le maquillage rejoignit la pile de tissus froissĂ©s Ă  l’intĂ©rieur du sac. Elle en aurait encore besoin quelques semaines.

Puis, valise Ă  la main, elle se dirigea dans la cuisine. Étant donnĂ© qu’elle avait pris sa dĂ©cision, il lui faudrait des provisions. Au moins pour les premiers jours. Ensuite, elle aviserait
 Elle choisit des choses pas trop lourdes, qui se conservaient facilement et pouvaient se manger telles quelles. Directement dans la rĂ©serve qu’elle n’avait pas le droit de toucher. Elle l’entendait dans son esprit : “Tu n’es pas dĂ©jĂ  assez grosse comme ça ?”. Cette pensĂ©e la fit hĂ©siter. Non, elle ne devait pas se laisser influencer. Plus maintenant.

Il ne contrĂŽlerait plus sa vie.

Sur cette idĂ©e, ses pas rapides la menĂšrent Ă  la buanderie. Un endroit oĂč il ne mettait jamais les pieds. Une salle pour les bonnes femmes, d’aprĂšs ses dires. Ce qui arrangeait bien Mirabelle. Elle s’accroupit et poussa les bidons de lessive du placard. Fouillant Ă  tĂątons, elle trouva la petite boĂźte en fer qu’elle avait mise lĂ  il y a quelques mois. Un coup de tĂȘte, aprĂšs un qu’il lui avait mis. Le tintement des piĂšces Ă  l’intĂ©rieur la fit sourire. RĂ©guliĂšrement, elle en avait rajoutĂ© dĂšs qu’elle le pouvait. Plus important encore Ă©taient les billets qu’elle avait pu y mettre. Un vĂ©ritable trĂ©sor pour elle. TrĂ©sor qui trouva sa place dans son sac Ă  main Ă©limĂ©.

Un regard circulaire dans la piĂšce principale lui confirma qu’elle n’avait plus rien Ă  faire ici. Chaque endroit oĂč elle posait les yeux lui rappelait un souvenir douloureux. Elle n’avait jamais Ă©tĂ© heureuse, ici. Ni avec lui, Ă  bien y rĂ©flĂ©chir. Pourtant, sa main tremblait au-dessus de la poignĂ©e de la porte. Elle baissa les paupiĂšres, appuya son front sur le bois. Quelques inspirations profondes lui redonnĂšrent courage. Ce n’était pas le moment de flancher. Il fallait qu’elle soit partie avant qu’il ne revienne. S’il la trouvait comme ça, il la tuerait. Elle tourna la poignĂ©e, puis s’empara du sac poubelle. Elle ne pouvait pas le laisser lĂ .

Le claquement de la porte fut un soulagement. De courte durĂ©e, car en se tournant vers le couloir de l’immeuble elle se figea. La voisine. Mirabelle dĂ©glutit. La vieille dame avisa la valise. La fugitive Ă©tait fichue, sentait dĂ©jĂ  les larmes monter. Contre toute attente, la commĂšre qui n’hĂ©sitait jamais Ă  faire la moindre rĂ©flexion n’en fit aucune. Au contraire, elle l’enlaça quelques instants avant de se diriger sans un mot vers son appartement. Mirabelle crut voir un sourire en coin sur le visage de la femme.

Reconnaissante, la fugueuse reprit sa route. Elle n’oublia pas de passer par le conteneur Ă  ordures. Elle y aurait bien jetĂ© son conjoint, mais Ă  dĂ©faut elle y mit le sac plastique contenant ce qu’il ne devait surtout pas trouver. Ce qui la poussait Ă  vivre cette nouvelle vie. Le sourire aux lĂšvres, son pas Ă©tait rapide. Elle sautillait presque sur le chemin la menant Ă  la gare. L’air Ă©tait agrĂ©able, lui donnait l’impression de respirer de nouveau.

Un aller simple, s’il vous plaüt.

Elle se dĂ©ffaussa d’un peu d’argent pour le troquer contre le billet vers sa libertĂ©. En s’asseyant dans le train, Mirabelle poussa un soupir de soulagement. Elle n’était pas sereine pour autant. Son frĂšre l’accueillerait-elle le temps qu’elle trouve un logement ? Cela faisait si longtemps qu’elle ne lui avait pas parlĂ© ! Son conjoint n’acceptant pas qu’elle ait un nom masculin dans ses contacts avait jetĂ© son tĂ©lĂ©phone par la fenĂȘtre. Elle n’avait pas pu en obtenir un autre, ni s’en acheter. Son tĂ©lĂ©phone et sa puce avaient Ă©tĂ© introuvables. Elle s’était retrouvĂ©e complĂštement isolĂ©e et Ă  sa merci. Morte pour les autres. Morte Ă  l’intĂ©rieur.

Les paysages dĂ©filaient devant ses yeux, tout comme les interrogations dans sa tĂȘte. Sa main trouva un petit objet dĂ©posĂ© discrĂštement dans sa poche. Sa puce de tĂ©lĂ©phone
? La voisine ! Laura repensa alors Ă  toutes les fois oĂč les voisins avaient subitement besoin de l’aide de son conjoint pour tel ou telle chose. Lorsqu’ils venaient lui apporter Ă  manger, quand il n’était pas lĂ . On l’avait soutenue, discrĂštement, sans qu’elle ne s’en rende compte. AveuglĂ©e par ce qu’on lui faisait croire. Elle n’était rien. Indigne d’attention. Indigne d’ĂȘtre aimĂ©e en dehors de lui. Mais elle n’était pas si seule !

Ce fut tout de mĂȘme angoissĂ©e et soulagĂ©e Ă  la fois qu’elle descendit du train. Ses jambes la portaient Ă  peine. AprĂšs quelques pas hĂ©sitants, une voix l’appela. La vue de son frĂšre qui courait vers elle fit s’envoler toutes ses interrogations. DĂ©sormais, elle reprendrait goĂ»t Ă  la vie. Une vie qu’elle portait en son ventre, qu’il ne frapperait plus jamais.


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· Texte de Marina Leridon ·

Quelle est donc cette musique lancinante ? Elle fait écho à quelque chose au fond de moi, provoque une sensation désagréable.
Mes pensées se perdent dans un passé pas si lointain. Je me revois allongée sur une plage de sable fin. Les mouettes virevoltent au-dessus de moi en criant. Une douce brise rafraßchit mon corps.
La mer est d’un calme inhabituel, en accord avec mon esprit. Un bateau de pĂȘche vogue sur les flots. Sa coque verte et rouge oscille au grĂ© des vagues. Le soleil se reflĂšte sur le mĂąt et la voile blanche appelle les mouettes Ă  la rejoindre.
Soudain, leur cri s’éloigne : elles se dirigent droit vers le chalut. Je les suis du regard et aperçoit une tĂąche brune dans le sillage du bateau. Elle semble se battre contre les Ă©lĂ©ments. Je distingue Ă  peine un visage, puis des bras avec des mouvements irrĂ©guliers.
ObnubilĂ©e par cette vision, je ne rĂ©agis pas Ă  la sonnerie qui se dĂ©clenche prĂšs de moi. Je m’efforce de suivre le nageur, car c’est bien de cela qu’il s’agit. Je me lĂšve, inquiĂšte, et m’approche du rivage. Le bateau est trop loin pour se prĂ©occuper de l’homme ni mĂȘme des grands signes que je fais avec mes bras.
Un sac est posĂ© Ă  environ cinq mĂštres de ma serviette. La musique qui en sort est certainement celle d’un tĂ©lĂ©phone : la personne insiste encore et encore. La mĂ©lodie est maintenant en continu et augmente ma tension qui devient palpable : mon cƓur s’emballe, ma gorge se serre.
Et si j’étais en train d’assister Ă  une noyade ?
À la seconde prĂ©cise oĂč la sonnerie s’arrĂȘte enfin, mon regard s’aiguise. Je rĂ©alise que le prĂ©sumĂ© futur noyĂ© se dĂ©brouille en rĂ©alitĂ© trĂšs bien. Il s’agit sĂ»rement d’un nageur aguerri.
Honteuse de m’ĂȘtre autant angoissĂ©e pour rien, je retourne sur ma serviette tout en surveillant du coin de l’Ɠil l’homme qui arrive enfin sur la plage, Ă  peine essoufflĂ©. Il marche de long en large sur le sable. Une fois sec, il ramasse son sac et disparait aussi discrĂštement qu’il est arrivĂ©.
La sonnerie me sort de mes pensĂ©es. AttablĂ©e Ă  la terrasse d’un cafĂ©, je regarde autour de moi. L’homme de la plage est lĂ . Il attrape son tĂ©lĂ©phone. La musique s’arrĂȘte. Son regard se pose sur moi. Je lui souris, me lĂšve et m’éloigne. Il ne saura jamais quel effet a eu la sonnerie de son tĂ©lĂ©phone sur une jeune fille qui a une fĂącheuse tendance Ă  voir les choses en noir.


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· Texte de Tuy Nga Brignol ·

A l’écoute de la vraie voix intĂ©rieure

Liz a une foi profonde en sa guidance intĂ©rieure, foi que l’Univers la soutient Ă  aller au-delĂ  de sa comprĂ©hension consciente. Par une mĂ©ditation rĂ©guliĂšre, elle active sa vraie voix intĂ©rieure dans le moment prĂ©sent. Un outil efficace pour immobiliser son mental et pour bien capter les murmures de son cƓur.
Souvent, de nombreuses voix insistantes se font entendre pour attirer son attention. Il peut ĂȘtre difficile de dĂ©cider laquelle Ă©couter, en particulier lorsque les messages sont tous trĂšs diffĂ©rents, parfois contradictoires et mĂȘme sĂ©duisants. ParallĂšlement une autre voix tranquillement chuchote, comme le bruit du vent Ă  travers les feuilles d’un arbre. Cette petite voix calme n’essaie pas de rivaliser avec le bavardage en surface de son ronron mental, ni ne tente de dominer le volume du monde bruyant Ă  l’extĂ©rieur. Savoir dire non aux voix qui la jugent et qui critiquent ses Ă©checs. Plus Liz Ă©coute et croit en ce que sa vraie voix intĂ©rieure lui dit sur sa valeur et son potentiel, plus cette petite voix deviendra forte. Et plus elle ignore les voix qui cherchent Ă  interfĂ©rer avec sa dĂ©termination Ă  rĂ©ussir, plus ces voix deviendront silencieuses. Il y a de la beautĂ© et du pouvoir lorsque Liz Ă©coute ce doux murmure, lui parlant avec amour, comprĂ©hension et compassion. Face Ă  l’adversitĂ© et aux dĂ©fis, cette voix l’encourage Ă  faire confiance et Ă  croire en elle, lui donne de l’espoir. Elle lui remonte le moral et la pousse Ă  poursuivre ses rĂȘves. Codes de courage, force pĂ©nĂ©trante vers une nouvelle rĂ©alitĂ©.

Le conflit en soi est souvent causĂ© par le duel de voix Ă  l’intĂ©rieur de chacun de nous. Au fur et Ă  mesure que nous avançons dans la vie, nous recevons des messages contradictoires des divers aspects de nous-mĂȘmes. Certaines de nos voix, comme celle de l’opposant ou du saboteur, peuvent parler si fort qu’elles Ă©touffent la voix de la vĂ©ritĂ©. Le fait est que face aux obstacles, nous perdons confiance en qui nous sommes en tant que personnes, en tant qu’ĂȘtres humains.
Nous sommes tous uniques et diffĂ©rents, et donc chacun va rĂ©soudre le mĂȘme problĂšme d’une maniĂšre diffĂ©rente. Il est bon et sain d’avoir des rĂ©fĂ©rences, des inspirations et des maĂźtres de vie pour y puiser l’inspiration. NĂ©anmoins, Liz ne s’oublie jamais, pour trouver ce qui la dĂ©finit comme un ĂȘtre humain unique et diffĂ©rent. Chaque personne est capable d’ĂȘtre extraordinaire et pleine de talent vital. C’est juste que nous n’avons pas encore pris le temps de le dĂ©couvrir et de nous « aimer avec le cƓur ».
Dans sa vie, Liz a appris que la clĂ© pour se surpasser et pour briser toute barriĂšre prĂ©sente au quotidien est de se connaĂźtre, de savoir qui elle est vraiment. Accepter ses dĂ©fauts, apprendre Ă  dĂ©couvrir ses talents innĂ©s et de savoir les utiliser au maximum. Apprendre Ă  ressentir ce dont elle a besoin. Reprendre confiance en elle, une confiance nĂ©cessaire pour mener Ă  bien l’aventure de sa vie. Elle sait ce qu’elle veut comme but ultime et pourquoi elle le veut.
Au lieu de se soucier excessivement des difficultĂ©s et des obstacles, elle prend un temps d’arrĂȘt pour comprendre ses qualitĂ©s et intensifier sa propre vision de la vie. Saisir ce qui la dĂ©finit pour s’amĂ©liorer. Il s’agit simplement de chercher Ă  dĂ©velopper sa propre essence, son potentiel en tant qu’ĂȘtre humain. Elle ne laisse pas les pensĂ©es nĂ©gatives l’empĂȘcher d’ĂȘtre la meilleure version d’elle-mĂȘme, celle qui a la solution et le pouvoir d’aplanir les obstacles.

Écouter sa vraie voix intĂ©rieure – souvent la voix de la comprĂ©hension, du soutien et de l’assurance – peut aider Ă  rĂ©duire et mĂȘme Ă  rĂ©soudre des conflits internes. Si nous voulons l’entendre – peu importe ce qui se passe autour de nous ou mĂȘme Ă  l’intĂ©rieur de nous – nous pouvons toujours Ă©couter cette voix douce sous le bruit environnant des pensĂ©es rĂ©currentes, comme un chuchotement venant caresser notre oreille et crĂ©er un Ă©lan de joie dans notre cƓur. En trouvant et en renforçant notre vraie voix intĂ©rieure, nous pouvons choisir celle qui dit la vĂ©ritĂ©. Si nous regardons vers l’avenir mais que notre foi en notre capacitĂ© Ă  rĂ©ussir dans la vie vacille, nous gagnerons Ă  trouver et Ă  Ă©couter attentivement notre vraie voix intĂ©rieure.


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· Texte de Jeanc-Charles Paillet ·

Mon message

J’ai besoin de voir dans tes yeux
le reflet de ton cƓur amoureux
j’ai besoin de lire dans tes mains
la caresse du lendemain

J’ai besoin de nos corps à corps
de voguer toutes voiles dehors
j’ai besoin que coulent tes larmes
c’est le reflet de ton ñme

Comment croire en l’amour
comment croire au ciel bleu
regarde moi dans les yeux
comment croire aux beaux jours
comment croire en nous deux
je veux le voir dans tes yeux

J’ai besoin de croire au prĂ©sent
quand pĂšse trop le poids des ans
j’ai besoin de rĂȘver un peu
d’oublier d’ĂȘtre malheureux

Quand au fond de mon cƓur il pleut
je ne sais plus ce que je veux
mais j’ai besoin de voir dans tes yeux
le reflet de ton cƓur amoureux

Comment croire en l’amour
comment croire au ciel bleu
regarde moi dans les yeux
comment croire aux beaux jours
comment croire en nous deux
je veux le voir dans tes yeux

J’ai besoin de voir sur tes lùvres
un nouveau jour qui se lĂšve
j’ai besoin du refrain de tes mots
pour aller encore plus haut

J’ai besoin de danser ma vie
pour ne pas sombrer dans l’ennui
j’ai besoin des silences aussi
pour me retrouver loin d’ici

Comment croire en l’amour
comment croire au ciel bleu
regarde moi dans les yeux
comment croire aux beaux jours
comment croire en nous deux
je veux le voir dans tes yeux


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· Texte d’AthĂ©naĂŻs Grave ·

Trois notes sur un piano

« Mon tendre amour,

Quand tu trouveras cette lettre, je serai dĂ©jĂ  partie. Les obligations de la vie me rappellent un temps Ă  elles, et m’empĂȘchent de te serrer dans mes bras ce matin. Alors, faute de pouvoir t’embrasser, j’ai dĂ©posĂ© ces quelques mots sur son piano. Hier soir, elle nous a enchantĂ©.

Tu Ă©tais si anxieux Ă  l’idĂ©e de me la prĂ©senter. Je dois avouer que moi aussi, je craignais de la dĂ©cevoir, de la blesser.
Elle reste la femme de ta vie. Celle qui passera toujours en premier. Et moi, l’ombre dans son Ă©quilibre. L’intruse qui se fait une place dans son monde. La contrainte qu’on lui impose, dans son espace oĂč elle est pourtant bien plus lĂ©gitime que moi. Avec la violence de comprendre que dĂ©sormais, elle devra te partager. Elle avait toutes les raisons de me rejeter.

Mais elle m’a accueillie chaleureusement. Elle a tout fait pour que je me sente Ă  l’aise. A ma place. Je crois qu’elle a vu le sourire que mes yeux dessinaient sur ton visage. Je l’entends encore jouer pour nous sur ce piano aprĂšs m’avoir glissĂ© Ă  l’oreille : « Merci, depuis qu’il t’a rencontrĂ©, j’ai enfin retrouvĂ© mon pĂšre, cela faisait des annĂ©es qu’il s’était perdu ».
Et tandis que sa musique solaire envahissait le salon, je n’ai pu retenir mes larmes. Trois sont tombĂ©es sur les touches. Si tu regardes bien, on en devine encore les aurĂ©oles sur le blanc immaculĂ©. Comme une promesse
 La promesse d’un avenir doux.

Alors, maintenant, mon amour, n’aies plus peur. Car moi je suis sans crainte. Notre nouvelle vie, je vais, nous allons, tous les trois
 »

La – Do – RĂ©


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· Texte de d’Ayrton Massaki ·

Les battements de cƓur qui accompagnent l’attente d’un rĂ©sultat ou d’une rĂ©ponse. Un livre dans lequel la tension installĂ©e nous attrape de toutes ses forces et nous retient du monde extĂ©rieur, bien malgrĂ© nous. Toutes ces secondes reliĂ©es Ă  l’infini
 C’est ce qui nous rend atrocement vivant.

Je ne peux pas me passer de ces sensations. Elles colorent mes journĂ©es, donnent un sens Ă  mon existence. Avoir le rythme dans la peau n’est pas qu’une expression : la vie est une symphonie Ă  savourer du dĂ©but Ă  la fin. Lorsque sa vibration me porte au plus haut, je me contemple tel le roi des cieux. Je profite autant que je le peux, car je sais que les sommets ne sont pas Ă©ternels. Rien ne me fait plus peur que de devoir amorcer une irrĂ©mĂ©diable chute.

Les images dĂ©filent dans ma tĂȘte, et mes yeux dĂ©versent des larmes salĂ©es. Elles traduisent l’amertume qui me guette, Ă  chaque fois que son visage se rappelle Ă  moi. Ses grimaces m’arrachent encore un sourire amoureux. De nouveau, je ressens une folle envie de la prendre dans mes bras. Pour mon plus grand malheur, son sommeil Ă©ternel en a dĂ©cidĂ© autrement.

J’use de tous les stratagĂšmes pour bercer ma peine
 et cela fonctionne. Oui, je me dĂ©couvre de nouvelles aventures, toutes plus enrichissantes les unes que les autres. Je me construis ma propre histoire. Des moments d’admiration, des scĂšnes oĂč tout s’accĂ©lĂšre : il y en a pour tous les goĂ»ts. Si mon cheminement devait ĂȘtre adaptĂ© au cinĂ©ma, le spectateur y trouverait son compte, entre joies et drames. En effet, rien n’est plus parlant pour l’homme qu’un divertissement empreint de sentiments.

Le fil est fragile, mais ĂŽ combien magnifique. Quand plusieurs destins s’emmĂȘlent, l’artiste en ressort profondĂ©ment changĂ©, souvent dans le bon sens. Tout seul, je suis fort. Tous unis, nous sommes formidables.


Et pour terminer cette sélection, je vous présente le mien, hors concours :

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· Texte d’Amelia Pacifico ·

Un petit pas sur le trottoir. Deux petits pieds hĂ©sitants, deux gambettes maladroites et un petit corps branlant. Deux mains qui s’ouvrent, au loin, et des mĂštres de macadam Ă  remonter pour trouver la sĂ©curitĂ© de ces doigts qui s’agitent, lĂ -bas. Un petit pas de plus, puis deux, et enfin trois. Un sourire qui apparaĂźt Ă  l’autre bout de l’Ă©popĂ©e, quand il n’a cessĂ© d’Ă©clairer le minois de la silhouette qui dĂ©ambule comme un petit chef le long de la chaussĂ©e. Deux yeux s’agrandissent Ă  la fois de surprise et de peur lorsqu’une pointe de chaussure trĂ©buche dans un nid de poule, et une exclamation juvĂ©nile rĂ©chauffe le coeur du regard inquiet. Le petit ĂȘtre se prĂ©cipite, accĂ©lĂ©rant la cadence, les deux bras tendus devant lui, Ă  l’affĂ»t du moindre contact qui lui confirmera qu’il est bien arrivĂ© en lieu sĂ»r. Il court, maintenant, il y est presque, la joie dĂ©bordant de son rire cristallin. Le souffle lui manque, volĂ© par son entrain et sa course. On l’enveloppe enfin, des mots doux au creux de son oreille Ă  la large carrure qui le soulĂšve du sol. L’enfant se sent lĂ©ger, fier, il pourrait dire hĂ©roĂŻque, s’il seulement il connaissait ce mot. PĂšre et fils sont en tout cas sur la mĂȘme longueur d’onde Ă  cette seconde : la journĂ©e ne peut qu’ĂȘtre belle pour fĂȘter cette premiĂšre fois.


Merci Ă  tous pour vos participations et lectures !

A bientît 💋

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